Paul Rondin : Bonjour et bienvenue dans cette émission spéciale qui voit le retour aux micros de Kartibaldy, manager général de la Légion Du Styx.
Paul Rondin : Mr Kartibaldy, bonjour. Vous aviez évité tout contact avec la presse sportive suite à la rétrogradation de la franchise parisienne en ligue de Bronze. pourquoi
un tel silence ?
Kartibaldy : En cours de saison dernière, alors que nous luttions pour le maintien, les journalistes, dont vous comme chef de file, ont sabordé l'équipe. J'avais dit vers la fin de
saison sur votre antenne, que si nous devions redescendre en bronze ce serait pour jouer le titre et remonter immédiatement. A partir de là, tout était dit et je n'avais plus rien d'autres à
dire.
Paul Rondin : Alors pourquoi accepter aujourd'hui de parler ?
Kartibaldy : Pour me délecter de la tronche que vous faites espèce de cafard ! C'est jouissif de venir dans vos locaux en étant leader, héhéhé. Ca vous fait mal ça hein ?
hahahaha
Paul Rondin : Mais comment pouvez vous dire ...
Kartibaldy : tut tut tut, pas de ça entre nous. Je vous considère à peine autant qu'une feuille de PQ. Passez moi votre air outré. Ca ne marche pas. Allez embrayez vos questions, je
me réjouit déjà !
Paul Rondin : ... hum je ne relèverais pas ces attaques. Pourriez-vous au moins nous expliquer la raison de l'échec en Silver ?
Kartibaldy : C'est en fait assez simple : recrutement totalement raté puisque sur les deux joueurs convoités, pas un seul n'a signé chez nous et au dernier moment. Deux excellents
joueurs évoluant à l'époque en Golden. Et puis le niveau de la Silver qui est véritablement beaucoup, mais alors, beaucoup plus élevé qu'en Bronze. Une grosse part de malchance avec des
interceptions sur toutes nos passes durant la première moitié de saison, un effectif vieillissant et plusieurs erreurs de ma part. Tout ça nous a très vite ramené en bronze.
Paul Rondin : Vous évoluez effectivement avec un groupe quasi identique à celui de la saison dernière, et pourtant je dois avouer que les résultats sont probants. Suffisant pour
monter ? Il reste encore pas mal de journée !
Kartibaldy : Oui suffisant en effet. Par contre, pour gagner la montée, gardons la tête sur les épaules et nous sommes prêt à toute éventualité en cas de coup dur comme une blessure
d'un cadre par exemple. Nous sommes également vigilant aux mouvements d'effectifs de la concurrence. Et puis, pour jouer le titre il nous faut rendre des tactiques bien huilées et performantes. J'y
travaille à chaque match.
Paul Rondin : Vous êtes donc sérieux en parlant de titre pour la Légion ?
Kartibaldy : Bien sûr ! Je ne vais pas le cacher, de toute façon je l'ai déjà dit : on joue le titre !
Paul Rondin : Revenons donc sur le début de saison. Pas de changement hormis l'arrivée de Guillard, alors que Dev et Bonrepos partaient en retraite. Un pari risqué non ?
Kartibaldy : Absolument pas. Je reconnais que cet effectif était beaucoup trop tendre pour la Silver, mais pour la Bronze c'est suffisant. Le talent est là, il suffit de regarder
les différents classements des joueurs pour se rendre compte que chacun tiens bien son rang dans son domaine respectif.
Paul Rondin : Il faut reconnaitre que pour l'instant les résultats vous donnent raison. Pourtant, plusieurs observateurs sont un peu ... déroutés par la Légion. Vous n'avez pas
encore aligné deux fois de suite la même tactique. C'est votre secret ?
Kartibaldy : Humm, certaines sont assez semblables avec quelques variantes mais dans l'ensemble c'est vrai que changer un schéma par un autre ne me fait pas peur. Avec tout ce
que j'ai développé comme tactique la saison dernière afin de redresser la barre, j'en ai un sacré stock. Autant qu'elles servent.
Paul Rondin : Que pensez vous du niveau de la Bronze cette saison ?
Kartibaldy : La Bronze est très ouverte. Et pleines de surprises : les Pendus de la Bastille et Salleboeuf sont en train de révolutionner le "kill". Plusieurs équipes ont les moyens
de s'imposer dans le top 4. D'anciennes franchises se sont hissées en Bronze comme les Evangels ou encore Oslo et vont apporter également beaucoup à cette ligue trop souvent considérée comme le
miroir de l'Open. Et puis il y a du sang neuf avec les Rockets. Oui cette ligue a une belle gueule.
Paul Rondin : Quel match pour l'instant vous a semblez le plus difficile ?
Kartibaldy : Tous ! Pour l'instant, nous avons rencontré des franchises au jeu différent, donc la nécessité de remettre en cause ce qui avait fonctionné durant le match précédent.
Je me méfiais de notre match contre Evan Gilles. Il est malin le bougre. Il est expérimenté, tactiquement très fort. Par contre sa gestion me semble catastrophique ! Il me semble me rappeler qu'il
avait dans l'idée de ne jouer qu'avec des joueurs sans greffes.
Paul Rondin : Vous ne seriez pas en train de tacler Evan Gilles par hasard ?
Kartibaldy : Absolument pas, il n'y a que vous qui me procuriez ce plaisir. J'ai du respect pour l'adversaire et pour avoir lu diverses interventions d'Evan Gilles, on ne partage
pas toujours les même points de vus. Mais rien de méchant.
Paul Rondin : Vous venez donc de battre les Rockets. C'était tout de même prévisible. Allez vous défier les Sundancers pour affirmer votre supériorité ?
Kartibaldy : pfff vous êtes vraiment une merde Rondin. Pourquoi allumer les Rockets ? Qui parle de supériorité ? Les Jamaïcains, croyez moi on va en parler d'ici une ou deux
saisons. Ils viennent d'arriver, ont déjà fait un recrutement très intéressant, pratiquent du jeu, ont une belle côte de popularité. Il leurs manque juste un peu d'expérience.
Les Sundancers sont costauds. Très bonne équipe. Une des meilleures de la Bronze avec les Cockroachs. Ils ont dans leur effectif des joueurs capables de faire la différence. Quand aux défis,
on touche à un aspect stratégique dont je ne dévoilerais rien ici.
Paul Rondin : Les Sundancers vous feraient peur alors ? Vous cherchez à les éviter en clair ?
Kartibaldy : Pas vraiment non. Seulement, je dis juste que je ne veux pas parler stratégie avec vous.
Paul Rondin : Dimanche, vous rencontrez une autre franchise parisienne. Leur jeu très physique ne vous fait pas peur ?
Kartibaldy : Non physiquement on peut tenir ce n'est pas le problème. De plus on a un banc suffisamment fournit pour faire tourner l'effectif, et l'on paye suffisamment chère les
gars pour qu'ils aillent au charbon. C'est plutôt leur Blitzer qui m'intrigue. Sournia me semble étrangement bon. Je me demande s'il n'emploi pas de substances illicites. En revanche, à ce stade de
la saison, la forme devient une composante importante pour qui veux terminer la Ligue au plus haut. Et ce n'est pas ce genre de match qui économise les joueurs.
Paul Rondin : Vous ne parlez pas beaucoup des finances de la franchise. Pourtant, vous bénéficiez d'une prime par rapport à votre classement en Silver de la saison dernière. A quoi
sert t-elle ?
Kartibaldy : Nous n'avons rien à cacher. Nous avons une masse salariale importante qui nous oblige à utiliser cette prime comme vous l'appelez, pour financer la recherche, les
greffes et les rookies. Il est d'ailleurs primordiale pour la franchise d'accéder à la Silver la saison prochaine sous peine de rencontrer de gros problèmes financier, à l'image des Oprichniks qui
ont dû vendre leur fond d'investissement : les joueurs. On ne veut pas vivre une situation pareille.
Paul Rondin : Et en ce qui concerne les Rookies ?
Kartibaldy : C'est le désastre. Malgré les sommes englouties, nous ne trouvons pas beaucoup de profils intéressants. Et quand on en trouve un, en général il nous déçoit au bout de 7
ou 8 semaines. Nous avons tout de même sortie quelques bons joueurs : Komarovski, partit chez les Wish Knights de Cabo. Nous avons également Moine qui petit à petit fait sa place au sein de
l'équipe type, ainsi que Suu Kyi. Celà reste bien maigre comme résultat sur 4 saisons.
Paul Rondin : on a compris que votre objectif était la Silver. Bien, mais pour l'avoir fréquentée, avez vous déjà quelques projets pour préparer la saison prochaine ?
Kartibaldy : On y est pas encore. La politique de la franchise est d'assurrer sur le moyen terme une équipe évoluant au minimum en Silver. A la fin de cette saison, nous adopterons
le court terme en fonction du résultat final. Nous gardons un oeil ouvert sur ce qui se passe en Open également. On ne sait jamais.
Paul Rondin : Vous prenez en compte la possibilité de rester en Bronze la saison prochaine alors ?
Kartibaldy : Oui, nous n'avons pas les moyens de certaines organisations subversives comme la FRU, pour assurer notre accession en Silver par notre seul bon vouloir.
Paul Rondin : Merci Mr Kartibaldy pour cette interview. Nous vous souhaitons bonne chance pour votre prochain match.
Quand à vous cher Holospectateurs je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour le prochain numéro des Bronzés font l'UB.
Kartibaldy : Bonsoir.
Derniers Commentaires